Le Taïchi Chuan ou Taiji Quan

Grue

Art martial traditionnel chinois, le Taïchi Chuan est codifié depuis le 17ème siècle mais ses bases sont bien plus anciennes.

En effet, la légende raconte que Chang San Feng qui vivait au 12ème siècle assista en rêve à un combat entre une grue et un serpent.
Le serpent se dérobait sans cesse aux assauts de la grue par les mouvements ondulatoires de son corps.

Chang San Feng se réveilla et prit conscience du jeu perpétuel de la vie qui n'est qu'alternance de forces et de polarités opposées et complémentaires (le Yin et le Yang). Il comprit que la véritable force est celle de la souplesse.

Chang San Feng

L’apprentissage du Taïchi Chuan commence par la mémorisation de la Forme divisée en trois parties : la Terre, l’Homme, le Ciel. La Forme, ou enchaînement, se développe sur un rythme lent qui permet au pratiquant de vivre pleinement chaque mouvement.
La mémorisation se fait patiemment car la rigueur dans chaque position est nécessaire pour lâcher les tensions et permettre un travail profond sur l’énergie interne.
La recherche de l’enracinement, favorisant la détente, la prise de conscience des cercles et des ouvertures (bras-jambes), pour une meilleure respiration, et la compréhension du mouvement en rapport à une action, pour trouver ses directions, sont les bases du Taïchi Chuan.
Petit à petit la présence s’affine, la respiration devient plus profonde, les tensions s’estompent, permettant une pratique paisible, relaxante et beaucoup plus énergisante.

Par la suite, la Forme est précisée par plusieurs niveaux internes de travail (Yin-Yang, spirales, centre, etc.) et les tests avec un partenaire deviennent de plus en plus nombreux.

Le Taïchi enseigné, au sein de l’association Cinabre, est le Style YANG Sau Chung (Forme longue en 108 mouvements).